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Révolution Pacifique

Révolution Pacifique

Et si nous construisions ensemble un Monde pour le XXIème Siècle....

6. Loi du plus fort, plus que jamais

6. Loi du plus fort, plus que jamais 6. Loi du plus fort, plus que jamais

A l'époque où les hommes mouraient sans trop savoir de quoi, Rois ou Paysans vivaient au rythme des famines et des épidémies qui maintenaient implacablement la démographie des populations du Globe au niveau des maigres ressources connues. La vie humaine d'alors avait peu de poids, la loi du plus fort était une condition de survie dont rien ne semblait pouvoir arrêter la prépondérance. Et pourtant, dès les temps les plus reculés, le bonheur et la protection de leurs peuples étaient la préoccupation des chefs en lutte contre d'autres peuplades pour  partager des ressources existantes ou imposer l' idéologie du plus fort.

Les ressources rares étaient réservées à la seule clientèle soutenant le pouvoir : armée, symbole de la loi du plus fort matériellement ou clergé, symbole de la loi du plus fort spirituellement.

Ce n'est que bien plus tard que l'homme s'est aperçu que les richesses du Monde qu'il fallait conquérir par les armes pouvaient également être créées et multipliées par les forces productives : paysans, ouvriers, commerçants, banquiers. Peu à peu, l'homme lui-même devînt une richesse économique qu'il fallait cultiver, en recherchant la productivité maximume au coût le plus faible. La loi du plus fort demeurait reine en trouvant un nouveau contrôle, la richesse économique et l'argent qui permirent dans un premier temps d'entretenir des armées, des flottes de guerre pour bâtir des empires militaires et, dans un second temps, de bâtir des empires économiques.

Les conséquences de cette révolution économique furent sans précédent pour l'Histoire des hommes, tout à la fois formidablement porteuse d'espérance et tragiquement annonciatrice de fin du Monde : elle ouvrit la porte au progrès des sciences et des techniques, à la multiplication des richesses, à la connaissance de la Terre et des Hommes et donc au rapprochement de ceux-ci. Mais elle fit naître également le matérialisme souverain, la construction d'armes diaboliquement puissantes, le gaspillage et le pillage des richesses les plus rares, l'exploitation des hommes les plus pauvres, les déséquilibres démographiques, l'amplification de toutes les tendances diverses et contradictoires de l'Humanité et finalement, l'immobilisme spirituel par souveraineté du matérialisme capitaliste ou marxiste.

La loi du plus fort demeura mais s'imposa non plus par la seule force physique et l'art militaire comme jadis, mais par l'argent et la constitution d'empires économiques capitalistes, disposant de moyens de production transmissibles de génération en génération par la voie de l'héritage, consolidés par la création d'une classe sociale relativement fermée sur elle-même, disposant de privilèges encore plus étendus que ceux de la noblesse de l'Ancien Régime, même s'ils n'étaient pas reconnus comme tels,  détention du pouvoir politique et économique, établissement d'une société d'argent favorisant la "prédestination sociale".

La bourgeoisie riche, méritante à ses débuts, oublia bien vite dans les faits les belles maximes des Lumières, de l'Indépendance Américaine et de la Révolution française qui la porta au pouvoir.

Elle oublia aussi l'idéal de liberté, d'égalité et de fraternité qui ornait les frontons des monuments publics.

L'enseignement supérieur, la prolongation d'études longues et coûteuses devint le privilège de ses enfants et quelqu ' aient pu être les talents dont les avait doté la nature, l'argent des parents leurs ouvrit toutes les portes. Bien nourris, bien soignés, cultivés, leur idéal fut bien vite limité à la consolidation du patrimoine industriel ou financier leur donnant la puissance et l'aveuglement.

Aux précurseurs courageux, partis de rien, créateurs d'industries et de richesses par leurs seuls mérites, succédèrent des héritiers trop gâtés, souvent peu vertueux, gaspilleurs de richesses, dont le seul mérite fut un jour d'avoir la chance de naître dans le milieu privilégié. Le capitalisme était né avec son matérialisme implacable et son cortège d'abus, mal dissimulés par l'universalisme de professions de Foi généreuses, issues de l'Indépendance américaine et de la Révolution française de 89, sous couvert desquels furent exploités et colonisés individus et pays défavorisés.

Des excès de ce capitalisme aveugle devait bientôt naître un autre matérialisme : le marxisme, de l'affrontement du capitalisme et du marxisme devait jaillir le fascisme et les guerres modernes.

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